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QUESTIONS D'ÉQUITÉ

Groupes d’experts sur les questions d’équité au Congrès 2009

Le 10 décembre 2008 marquait le 60e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de la personne. Il y a vingt-cinq ans, la juge Rosalie Silberman Abella déposait le Rapport de la Commission royale sur l’égalité en matière d’emploi, dans lequel on retrouvait une expression nouvelle « équité en matière d’emploi », ainsi que l’identification de quatre groupes faisant l’objet d’une discrimination systémique qui entravait leur accès équitable à l’emploi au Canada, c’est-à-dire les femmes, les membres de minorités visibles, les Autochtones et les personnes handicapées.

Aujourd’hui, quelle est la condition des groupes en quête d’équité, en milieu universitaire canadien? Voilà la question centrale qui sera abordée par le portefeuille des questions d’équité de la Fédération, au Congrès 2009.

Dans le cadre de cette rétrospective historique sur l’équité en matière d’emploi, nous avons invité les associations membres à nous faire part des activités sur les questions d’équité qu’elles comptaient présenter lors du Congrès, en les inscrivant au Calendrier des activités sur l’équité.

A More Equitable and Inclusive Academy? Rhetoric and Reality
Le dimanche 24 mai
10 h À 11 h 30
5050 Édifice Minto

  • Marjorie Griffin Cohen, université Simon Fraser
  • Carl James, université York
  • Ashok Mathur, université Thompson Rivers
  • Dolana Mogadime, université Brock
  • James Deaville, université Carleton

Academia/Women/Government: Ground Lost in NeoLiberal Times
Marjorie Griffin Cohen

Les changements politiques entourant la façon dont le gouvernement fédéral traite l’enseignement postsecondaire ont rendu la situation plus précaire pour les études sur les femmes et les professeures dans les établissements d’enseignement postsecondaire. Cette présentation examinera la façon dont le gouvernement fédéral fixe les priorités de financement et comment les administrations universitaires semblent prêtes à accepter la marginalisation des questions féminines au sein des universités. L’accent portera sur les décisions budgétaires du gouvernement fédéral, le Programme des chaires de recherche d’Industrie Canada et les réponses des administrateurs universitaires.

Bio : Marjorie Griffin Cohen est économiste politique et professeure de sciences politiques et d’études sur les femmes à l’université Simon Fraser. Elle est une activiste qui, dans ses écrits, se spécialise en politique publique et en économie, en mettant surtout l’accent sur les enjeux rattachés aux domaines du travail, des femmes, de l’énergie et de l’économie canadienne. Elle est présentement chercheuse principale dans le cadre d’une Alliance de recherche universités-communautés (ARUC) du CRSH : Le projet de sécurité économique. Son plus récent livre s’intitule Public Policy for Women: The State, Income Security and Labour Market Issues, et est publié aux presses de l’université de Toronto, 2009.

"You know why you were hired, don't you?" The challenges in meeting the expectations of university appointment
Carl James

Cette communication examine le vécu des professeurs d’université de race différente en faisant ressortir les attentes et les défis qu’ils doivent contourner et négocier dans un contexte où l’on professe « accueillir à bras ouverts », chez les professeurs, la diversité à l’égard de la race, du sexe, de l’invalidité, de l’origine autochtone et dans certains cas, de la sexualité. Reprenant la déclaration de Minelle Mahtani's (2006) selon laquelle les professeures d’université qui font partie d’une minorité doivent s’attendre « à surmonter des obstacles gargantuesques simplement parce qu’elles sont considérées comme étant « doublement minoritaires » - elles sont à la fois femmes et femmes de couleur », je m’interroge sur les attentes, le vécu et les défis particuliers auxquels sont confrontés les hommes de race différente, lorsqu’ils recherchent ou occupent un emploi.

Bio : Carl James enseigne à la faculté d’éducation de l’université York et occupe le poste de directeur du York Centre for Education and Community (YCEC). Il a déjà été agent d’action positive auprès de l’université. Ses recherches portent sur l’étude des enjeux sociaux et éducatifs entourant la race, l’ethnicité, le sexe, la classe et l’aspect citoyenneté/immigration; l’accès à l’enseignement et à l’emploi et l’équité à l’égard des personnes marginalisées ou de race différente au sein des établissements postsecondaires; et enfin, sur les pratiques et l’incidence du multiculturalisme comme politique nationale pour combattre le racisme et la discrimination. Au nombre de ses publications, on retrouve Seeing Ourselves: Exploring Race, Ethnicity and Culture (2009) et Race in Play: The Socio-Cultural Worlds of Student Athletes (2005); Cocommanditaire : L’université York, http://www.yorkuca.

Sixty seconds on the history of equity, and making good art happen out of bad situations
Ashok Mathur

Cette présentation débutera par une production multimédia d’une minute axée sur l’historique, le contexte et la rhétorique entourant le travail en matière d’équité à l’échelle locale, nationale et mondiale. Cette rétrospective de 60 secondes dans l’histoire, qui touchera l’abolition de l’esclavage au Canada, la problématique de la Loi sur les Indiens, l’émancipation de la femme et de diverses collectivités minorisées, la vérité mondiale et les commissions de réconciliation, la commission Abella et ses conséquences, l’institutionnalisation et le démantèlement systémiques des politiques en matière d’équité dans les universités, et le visage changeant de la politique du XXIe siècle, sera suivie d’une discussion un peu plus substantielle au cours de laquelle on examinera les possibilités génératrices de la pratique de l’art et de la recherche par rapport à la question de l’équité à l’université, au niveau local et au niveau mondial.

Bio : M. Ashok Mathur, Ph.D., est titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur l’enquête culturelle et artistique, à l’université Thompson Rivers (Kamloops, C.-B.) où il dirige le Centre for innovation in Culture and the Arts in Canada (CiCAC), un groupe de réflexion sur l’art et la recherche et un programme de résidence. Il est écrivain, artiste et organisateur culturel qui s’intéresse aux zones limitrophes, aux interstices des espaces créatifs et culturels et à l’interdisciplinarité. Cocommanditaire : l’université Thompson Rivers, http://www.tru.ca

Unseen and Unheard: Canadian Academics with Invisible Disabilities
James Deaville

La cohorte d’universitaires qui souffrent d’invalidités invisibles, comme la dépression clinique, les troubles bipolaires, la fibromyalgie et le syndrome de fatigue chronique (entre autres) demeure non reconnue sur nombre de campus universitaires, malgré les mesures restreintes prises pour rendre les lieux accessibles aux collègues qui ont un handicap physique. Cette négligence vient renforcer la honte que nous éprouvons de la part des gens qui nous entourent. Pris entre la médicalisation impersonnelle des professionnels et la stigmatisation très personnelle de la société, nous sommes dans l’obligation de cacher notre état à nos collègues, à nos employeurs, à nos éditeurs et même aux membres de notre famille. Contrairement aux affections « visibles », notre état est généralement considéré comme symptomatique d’un être faible qui est incapable de se prendre en main.

Cette présentation, entrelacée de vécu personnel, examine les souffrances des universitaires atteints d’invalidités invisibles dans les universités canadiennes. Comme ces invalidités sont « invisibles », les statistiques sont difficiles à obtenir, mais il est possible de jeter un coup d’oeil sur les politiques à cet égard, dans nos lieux de travail. Ironiquement, les établissements mêmes qui insistent sur la valeur des différences et sur l’équité ne reconnaissent pas que certains membres du corps professoral souffrent et même meurent d’invalidités invisibles, sans avoir bénéficié d’aucun soutien. J’aimerais que cette présentation suscite la reconnaissance de ce problème dans les établissements d’enseignement postsecondaire canadiens et rappelle aux universitaires qui souffrent d’invalidités invisibles qu’ils ne sont pas seuls dans leur combat.

Bio : James Deaville est professeur agrégé à la School for Studies in Art and Culture: Music, à l’université Carleton. L’automne dernier, il a présenté une communication sur la dépression en milieu musical universitaire à l’intention du groupe d’intérêt sur les chercheurs atteints d’invalidité de l’American Musicological Society. Cette communication paraîtra sous forme amplifiée dans un prochain numéro de la revue Music Theory Online. Cocommanditaire : L’université Carleton, www.carleton.ca

A Colour-Blind Academy? The Status and Experiences of ‘Visible’/‘Nonwhite’ Minority Scholars
Le lundi 25 mai
10 h À 11 h 30
5050 édifice Minto

  • Darren Lund, université de Calgary
  • Aruna Srivastava, université de Calgary
  • Anthony Stewart, université Dalhousie

"Visibility" and the Academic Star System
Adelle Blackett

Les personnes de race différente sont souvent élevées en croyant qu’elles doivent être deux fois meilleures que leurs semblables, pour « réussir » dans notre culture majoritaire au Canada. Le milieu universitaire ne fait pas exception. Dans ce document, je me penche sur les obstacles à l’accès universitaire, ainsi que sur les défis particuliers qui pourraient surgir lorsque des personnes d’une race différente sont reconnues sur le plan universitaire. Je maintiens que certaines pratiques institutionnelles non officielles, « privées » et invisibles, y compris le mentorat, jouent un rôle critique pour façonner la qualité de l’accès au milieu universitaire que reçoivent les groupes d’équité; elles nécessitent une théorie approfondie et une étude empirique minutieuse avant que toute politique de transformation puisse être établie à leur sujet. En matière d’équité universitaire, je préconise non pas une approche non discriminatoire, mais plutôt un engagement critique de la part des établissements, des conventions et des pouvoirs relatifs sur la façon dont ils déterminent ce que nous privilégions et qui nous privilégions, en milieu universitaire.

Bio : La professeure Blackett est titulaire d’une chaire William Dawson spécialisée en droit du travail, en droit commercial et en développement international. Ancienne représentante au sein de l’Organisation internationale du travail (OIT) à Genève, en Suisse, la prof. Blackett a aussi été professeure invitée auprès de la Banque africaine de développement, à Abidjan, Côte d’Ivoire. Elle détient un doctorat en droit de l’université Columbia, où elle a enseigné le droit pendant deux ans. Elle agit à titre de coordonnatrice de la recherche pour le Centre de recherche interuniversitaire sur la mondialisation et le travail (CRIMT), convoque le Réseau en droit du travail et développement (LLDRN), et a récemment reçu une subvention de la Fondation canadienne pour l'innovation afin de construire un Laboratoire sur le droit du travail et le développement (LLDRL). Ses travaux de recherche actuels portent sur le rôle de la persuasion internationale dans les efforts de réforme du droit du travail en Afrique de l’Ouest (Conseil de recherches en sciences humaines) et un réexamen de la citoyenneté au travail dans le cadre des travailleurs domestiques (Fondation du Barreau du Québec). Elle est également la principale experte de l’OIT sur l’établissement de normes pour le travail décent des travailleurs domestiques. Cocommanditaire : L’université McGill, www.mcgill.ca

Challenging the Status Quo on Equity: Naming and Countering Privileges in the Canadian Academy
Darren Lund

Malgré de solides recherches antiracistes et une robuste théorie critique, les efforts visant à décoloniser nos établissements universitaires au Canada n’arrivent toujours pas à fournir le minimum requis pour commencer à niveler les chances pour les universitaires de couleur et les autres personnes marginalisées.

Nombre d’établissements, comme l’université de Calgary, ne font que commencer à faire les tout premiers pas attendus depuis longtemps, au chapitre de l’équité en milieu universitaire. Par le passé, la méthode inadéquate consistant à rechercher une forme de« non-discrimination» dominait dans plusieurs établissements, empêchant ainsi toutes analyses valables et rendant invisible la lutte pour l’équité. Les universitaires minorisés voyaient leurs espoirs de participer au milieu universitaire fortement restreint par d’étroits paramètres destinés à ne pas perturber le statu quo, réduisant ainsi au silence toute résistance entourant les questions légitimes rattachées à l’équité. Même dans les universités qui, depuis quelques décennies, ont en place des dispositions plus officielles en matière d’équité, on retrouve encore des mesures préjudiciables pour les professeurs « qui ne sont pas blancs » ou qui « sont différents des autres ». Dans les établissements axés sur des normes eurocentristes, qui offrent des privilèges cachés pour les blancs et les hommes, les universitaires de couleur livrent un combat quotidien contre des formes officielles et non officielles d’oppression. L’importance grandissante accordée aux conceptions néolibérales et mercantiles de l’université a aussi entravé le progrès significatif entourant les enjeux de justice sociale. Qu’il s’agisse des pratiques d’embauche équitables, de titularisation et de promotion, de répartition des cours, des méthodes d’évaluation des étudiants ou des questions quotidiennes entourant la représentation, les universitaires non blancs se retrouvent devant une myriade de pressions et d’obstacles qui sont inévitablement difficiles à isoler ou à documenter. Ce n’est qu’en identifiant et en confrontant de façon marquée les pouvoirs et privilèges non mérités que les conditions commenceront à être plus équitables pour tous les membres du corps professoral, peu importe leur race ou leurs autres différences.

Bio : M. Darren Lund, Ph.D. est professeur agrégé à la faculté d’éducation de l’université de Calgary, où ses recherches portent sur l’activisme en justice sociale dans les écoles et les collectivités. Ses ouvrages les plus récents, réalisés en collaboration avec M. Paul Carr, Ph.D. s’intitulent : The Great White North: Exploring Whiteness, Privilege and Identity in Education (2007, Sense Publishers), et Doing Democracy: Striving for Political Literacy and Social Justice (2008, Peter Lang Publishers). Darren a été nommé Éducateur multiculturel exemplaire de l’année, Héros de la paix et le Reader’s Digest lui a conféré le titre de Chef de file national en éducation. Il a remporté le tout premier Prix pour les droits de la personne de l’Alberta et a été deux fois récipiendaire du prix Killam. Cocommanditaire : L’université de Calgary, http://www.ucalgary

Stuck in the Poisoned Tree: Pedagogy, Curriculum, and the Promises of Activism
Aruna Srivastava

Je vais exprimer mes sentiments personnels et faire la critique du cloisonnement et du passage sous silence des questions d’équité, surtout en ce qui concerne la critique du racisme et le soutien d’initiatives antiracistes, dans une culture universitaire qui, par sa rhétorique, affirme son engagement à cet égard. Une partie de cette constante et souvent efficace réduction au silence chez ceux d’entre nous qui s’efforcent d’incorporer une certaine justice sociale dans nos travaux universitaires, à tous les niveaux, vient de la pulvérisation (disciplinaire, pédagogique, administrative) du travail que nous accomplissons, de la profonde méfiance à l’égard de nombreux aspects de l’activisme entourant les réalisations intellectuelles et universitaires, et du défaut de reconnaître les pratiques historiques et contemporaines, individuelles et systémiques qui maintiennent comme statu quo un climat de racisme démocratique. L’accent principal de ma présentation portera sur la classe et le programme de cours, et en particulier sur la résistance au changement, même dans les cas où l’on préconise le réaménagement, le renouvellement et le progrès.

Bio : Aruna Srivastava est professeure agrégée d’anglais à l’université de Calgary. Ses intérêts d’enseignement et de recherche portent sur la pédagogie critique, les études postcoloniales, la théorie raciale critique, les études indigènes, la politique de réconciliation, les études sur les invalidités et le sort des politiques d’identité. Elle fait présentement partie d’une équipe qui oeuvre sur un projet d’enseignement antiraciste pour le Centre de recherche sur les libertés civiles de l’Alberta. Cocommanditaire : L’université de Calgary, http://www.ucalgary

Colour-Blindness, Privilege, and Paradox: Context for a Central Academic Problem.
Anthony Stewart

Dans son ouvrage intitulé « The Richmond Narratives », Thomas Ross avance l’argument suivant : « L’action positive exige la solution paradoxale consistant à tenir compte de la race d’abord, afin d’obtenir un monde dans lequel on ne tient pas compte de la race. » La nature paradoxale de l’observation de M. Ross explique au moins une partie de la difficulté que l’on éprouve à expliquer la justice des initiatives d’embauche axées sur la diversité à des collègues qui persistent à croire au sens inhérent de justice que renferme l’expression « non discriminatoire ». Les paradoxes de ces deux positions font l’objet de ma communication, alors que je tiens compte de ces paradoxes dans le but de placer la notion de l’embauche axée sur la diversité, dans son propre contexte constructif.

Bio : Anthony Stewart est professeur agrégé au département d’anglais de l’université Dalhousie. Ses principaux intérêts de recherche sont la littérature et la culture afro-américaine du XXe siècle. Il a rédigé des articles qui sont présentement acceptés ou en cours d’impression sur les oeuvres d’August Wilson, de Ralph Ellison, et de Percival Everett. M. Stewart enseigne aussi la littérature britannique du XXe siècle et est l’auteur de deux articles sur l’oeuvre de George Orwell, ainsi que de George Orwell, Doubleness and the Value of Decency (Routledge, 2003). Son livre intitulé You Must Be a Basketball Player: Rethinking Integration in the University (Fernwood, 2009) vient tout juste de paraître. Dans ce livre, il avance que le « mythe » est un élément de fiction qui ne fait que maintenir le statu quo ethnoculturel et il présente des suggestions sur les avantages que les universités peuvent retirer en réfléchissant profondément aux messages qu’elles communiquent à leurs étudiants quant à ceux qui sont acceptés chez eux et ceux qui ne le sont pas. Cocommanditaire : L’université Dalhousie, www.dal.ca

Decolonizing the Academy? The Status of Indigenous Peoples and Scholarship
Le mardi 26 mai
10 h 00 À 11 h 30
5050 Édifice Minto

  • Joyce Green, université de Regina
  • Rauna Kuokkanen, université de Toronto
  • Makere Stewart-Harawira, université de l’Alberta

Inclusion or Transformation? Indigenizing the Academy
Joyce Green

Dans cette présentation, je rejette les propositions selon lesquelles l’intégration de peuples autochtones en milieu universitaire se trouve à déstabiliser le savoir préférentiel et le rapport de pouvoir inhérents à l’éducation de l’élite, dans les pays colonisés. J’avance que l’intégration, tout en étant préférable à l’exclusion, a néanmoins pour effet de légitimer le colonialisme et qu’elle n’arrive pas à éduquer un nombre suffisant d’étudiants pour exercer un effet transformateur. De plus, les pressions afin de se conformer aux principes fondamentaux de l’élite occidentale et aux mécanismes institutionnels ont pour effet d’effacer les possibilités de transformation radicales des penseurs indigènes dans les universités. Une meilleure solution serait d’« autochtoniser » le milieu universitaire, processus qui replacerait l’intégration par la transformation, de façon à modifier les principes fondamentaux et les mécanismes institutionnels, de sorte que l’on obtienne un cadre de travail et de savoir vraiment plus universel. Un milieu universitaire « autochtonisé » et mieux situé pour éduquer et enseigner les qualités essentielles de la citoyenneté et de la démocratie dans les pays colonisés.

Bio : Mme Joyce Green, Ph.D., est professeure de sciences politiques à l’université de Regina. Ses intérêts de recherche portent présentement sur les relations entre autochtones et colons et sur les possibilités de décolonisation au Canada; ainsi que sur une écologie de transformation des rapports avec l’espace, illustrée parfaitement par nombre de conceptions traditionnelles autochtones de la terre et de l’espace. Ses récentes publications comprennent Making Space for Indigenous Feminism (Fernwood et Zed Books, 2008); (avec Ian Peach) « Prescribing Post-Colonial Politics and Policy in Saskatchewan », Belonging: Diversity, Recognition, and Shared Citizenship in Canada (Keith Banting, Thomas Courchene et F. Leslie. Seidle, eds.). Montréal : The Institute on Research for Public Policy, 2007. 263-284; « From Stonechild to Social Cohesion: Anti-Racist Challenges for Saskatchewan », Canadian J. of Political Science Vol.39 (3), 2006: 507-27; et « Self-determination, Citizenship, and Federalism: Indigenous and Canadian Palimpsest », dans Reconfiguring Aboriginal-State Relations (Michael Murphy, ed.). Institute of Intergovernmental Relations, School of Policy Studies, Queen’s University, 2005. 329-52. Cocommanditaire : L’université de Regina, http://www.uregina

The Logic of the Gift as a Process of Decolonization
Rauna Kuokkanen

La décolonisation n’est pas une stratégie aussi explicite qu’il n’en paraît; l’histoire a démontré qu’elle a une signification différente d’une personne à l’autre. Même dans un contexte universitaire, elle pose des questions dont les réponses ne sont pas faciles. Plusieurs mesures et procédés comptent comme des recherches portant sur la décolonisation, mais, à un niveau plus conceptuel, la décolonisation représente un défi qui doit être pris au sérieux, s’il doit réussir. Deborah Bird Rose (2003) affirme : « La décolonisation est une forme d’exercice qui se tient chez les peuples et autres êtres vivants dont les vies se sont enchevêtrées dans la violence de la colonisation. » Par conséquent, dans ma communication, je prétends que les efforts visant à prescrire la décolonisation – formuler des modèles et établir des politiques ou programmes – vont directement à l’encontre de l’idée que la décolonisation doit comprendre la participation et l’engagement de toutes les parties. L’accent que Mme Rose met sur le dialogue soutenu et l’écoute attentive dans le processus de décolonisation correspond à ce que j’appelle la logique du cadeau. Cette logique est intégrée dans la vision du monde et les philosophies autochtones et elles sont caractérisées par la réciprocité et la responsabilité envers « l’autre ».

Bio : Rauna Kuokkanen est professeure adjointe en sciences politiques et études autochtones à l’université de Toronto. Elle est l’auteure de Reshaping the University: Responsibility, Indigenous Epistemes and the Logic of the Gift (UBC Press, 2007). Elle a publié nombre d’articles sur la mondialisation et les femmes autochtones, sur les paradigmes de la recherche autochtone et sur les philosophies, l’éducation et la théorie critique. Cocommanditaire : L’université de Toronto, www.utoronto.ca

Indigenous Knowledge and Scholarship and the Political Economy of Decolonization
Makere Stewart-Harawira

Je présente ma discussion dans le cadre de ce groupe avec, comme toile de fond, ma propre expérience de la diaspora en tant qu’universitaire d’origine Maori au sein d’une université de l’Ouest canadien. J’ai bon espoir qu’en exposant mes sentiments personnels concernant mes hypothèses et interactions initiales quelque peu naïves dans ce contexte, j’arriverai à donner une perspective d’une certaine utilité au sujet des défis que doivent relever les universitaires autochtones « dans l’Ouest ». Cet exercice de réflexion comprend aussi mon examen de la décolonisation et de l’indigénisation de l’enseignement et de la recherche dans le contexte de l’émergence du capitalisme du savoir, de l’internationalisation de l’université et d’une économie mondiale extrêmement volatile. Je termine ma discussion par quelques pensées sur la signification et la nature de la décolonisation à notre époque mondiale contemporaine, ainsi que le rôle que pourrait jouer l’université.

Bio : Makere Stewart-Harawira est professeure agrégée à l’université de l’Alberta. Ses recherches sont concentrées sur les peuples indigènes en mettant un accent particulier sur les anthologies indigènes, la période postimpérialiste et les crises de gouvernance et de biodiversité. Elle est l’auteure de The New Imperial Order. Indigenous Responses to Globalization. Londres : Zed Books; Huia Publishers (2005), et ses récentes publications comprennent « Responding to a Deeply Bifurcated World. Indigenous Diplomacies in the 21st Century. » Indigenous Diplomacies. Marshall Beiers (ed.) Palgrave MacMillan (sous presse); ‘A Two-edged Sword: A perspective from Indigenous peoples’, National Perspectives on Globalization: A Critical Reader. Paul Bowles & Henry Veltmeyer (eds) Palgrave Macmillan (2007); ‘Practicing Indigenous Feminism: Resistance to Imperialism’, dans Claiming Space for Aboriginal Feminism. Joyce Green (ed) Fernwood, 2007. Cocommanditaire : L’université de l’Alberta, www.ualberta.ca

25 Years After: A Retrospective on the Abella Commission and Employment Equity
Le mercredi 27 mai
10 h À midi
5050 édifice Minto

  • Isabella C. Bakker, université York
  • Shelagh Day, directrice du Poverty and Human Rights Centre, à Vancouver
  • Judy Rebick, université Ryerson
  • Deborah Stienstra, université du Manitoba
  • Joanne St. Lewis, Université d’Ottawa

From Employment Equity to the Genderless Market Citizen? The Gender Order 25 years After Abella
Mme Isabella Bakker, Ph.D.

La commission Abella a reconnu le changement des tendances démographiques, sociales et économiques de la société canadienne et le fait que les femmes et les groupes minoritaires sont appelés à former une partie grandissante de la main-d’œuvre au Canada. Vingt-cinq ans plus tard, le taux de participation des hommes à la population active demeure stable, tandis que celui des femmes augmente tant dans le milieu du travail que dans l’enseignement postsecondaire. Pendant cette période, l’érosion de nombre d’aspects de l’État-providence de l’après-guerre ainsi que celui du modèle d’approvisionnement social de l’homme gagne-pain ont amené les décideurs politiques à affirmer que nous sommes sur le point de devenir un marché de citoyens asexués. Bien que les récentes données sur le marché du travail viennent, dans une certaine mesure, confirmer ces assertions, la convergence vers un modèle asexué à deux gagne-pains est en proie à des difficultés à cause de facteurs comme la classe, la race et le sexe, surtout une fois que le travail et le cadre juridique des droits en matière de reproduction sociale entrent en ligne de compte. Par conséquent, un ordre axé sur le genre qui est à la fois constant et changeant semble faire son apparition, accompagné de risques individuels plus grands pour différents segments de la population, surtout les femmes les plus marginalisées. Dans un tel contexte, cette communication favorise un nouvel effort visant à situer l’équité à l’intérieur d’un cadre de travail macroéconomique plus étendu qui tienne compte de la spécificité des sexes et que l’on prétend nécessaire pour défier les obstacles structurels des inégalités systématiques identifiées à l’origine dans le rapport de la Commission royale, en 1984.

Bio : Isabella Bakker est professeure de sciences politiques et d’économie politique à l’université York. Elle a participé aux recherches menant au rapport de la Commission Abella et a largement oeuvré au sein des Nations-Unies, de l’UNIFEM, du PNUD, du secrétariat du Commonwealth et de l’OCDE sur les questions de sexe, de macroéconomie et d’efficacité de l’aide. Au nombre de ses publications, il y a The Strategic Silence: Gender and Economic Policy (Londres : Zed Press/The North-South Institute, 1994); Rethinking Restructuring: Gender and Change in Canada (Toronto : Presses de l’université de Toronto, 1996); Power, Production and Social Reproduction (Londres et New York : Macmillan-Palgrave 2003 (avec Stephen Gill), et plus récemment, Beyond States and Markets: the Challenges of Social Reproduction (Londres et New York : Routledge 2008 (avec Rachel Silvey). Cocommanditaire : L’université York, www.yorku.ca

Stuck in the Mud: Why Canada Can't Deal With Systemic Discrimination Against Women
Shelagh Day

Les lois et politiques canadiennes n’ont pas réussi à démanteler la discrimination systémique contre les femmes en milieu de travail. Peu de cas de discrimination systémique ont été signalés en vertu des lois sur les droits de la personne et les commissions chargées des droits de la personne ont été incapables ou réticentes à enquêter sur les plaintes de discrimination systémique, bien qu’elles aient l’autorité juridique de le faire. Action Travail des Femmes c. CN Rail demeure virtuellement la seule cause qui démontre ce que les lois sur les droits de la personne peuvent accomplir. La Charte des droits de la personne, invoquée pour protéger les progrès réalisés par les femmes en milieu de travail, comme dans la cause sur l’équité salariale - NAPE c. AG Newfoundland – s’est révélée un moyen de défense peu fiable.

Trop peu de gouvernements et d’établissements ont mis en oeuvre des politiques proactives d’équité dans l’emploi pour rectifier une discrimination fortement enracinée. Ce document posera la question de savoir pourquoi nulle loi ni politique n’a été efficace. Quels facteurs ont entravé le progrès des femmes et quelles mesures les femmes canadiennes doivent-elles maintenant prendre pour faire avancer les démarches visant à éliminer la discrimination systémique?

Bio : Shelagh Day est défenseure et experte en droits de la personne. Elle est rédactrice de la revue Canadian Human Rights Reporter. Elle a été administratrice au sein de la Commission des droits de la personne de la Saskatchewan et la première présidente du Fonds d'action et d'éducation juridiques pour les femmes (FAEJ). Elle est présentement directrice du Poverty and Human Rights Centre, à Vancouver.

Searching for equity: A critical look back at the struggle for employment equity
Judy Rebick

Participante à la lutte pour l’équité dans l’emploi sur le plan fédéral de même qu’en Ontario, du point de vue des personnes handicapées et des femmes, Judy Rebick, qui était coprésidente de l’Alliance pour l’équité en matière d’emploi, à l’époque, fera un examen critique de la lutte pour l’équité dans l’emploi, au cours des années 80, et des leçons à tirer pour aujourd’hui.

Bio : Judy Rebick est une activiste, éducatrice, écrivaine et oratrice sociale bien connue. Elle est présentement titulaire de la Chaire Sam Gindin en justice sociale et démocratie, à l’université Ryerson. Judy est la fondatrice de rabble.ca, le réseau de nouvelles en ligne et site de discussion indépendant le plus populaire au Canada, et elle est l’auteure de plusieurs livres et articles. Son ouvrage le plus récent, dont la parution est prévue au début de mars, Transforming Power: From the Personal to the Political examine l’ascension d’une nouvelle gauche en Amérique latine et ses rapports avec la montée des mouvements en Amérique du Nord et en Europe. Ses ouvrages antérieurs ont pour titre Ten Thousand Roses: The Making of a Feminist Revolution (Penguin 2005); Imagine Democracy (Stoddard 2000) et Politically Speaking (Douglas & McIntyre 1996). Judy était coprésidente de People with Disabilities for Employment Equity, et ensuite de l’Alliance for Employment Equity, au cours des années 80. Elle est peut-être mieux connue des Canadiens et des Canadiennes comme l’ancienne présidente du Comité d’action canadien sur le statut de la femme, le plus important groupe canadien de défense des droits de la femme. Cocommanditaire : L’université Ryerson, www.ryerson.ca

Marking the tapestry: Experiences with disability in a time of employment equity
Deborah Stienstra

La réflexion sur l’anniversaire du rapport Abella traitant de l’équité dans l’emploi pour les personnes handicapées nous offre l’occasion de raconter les mêmes histoires que celles que nous racontons depuis des décennies. Il s’agit de l’histoire des femmes et des hommes atteints d’invalidité qui n’ont pas réussi à s’insérer ou qui ont été incapables de demeurer dans le monde du travail parce que les accommodements requis n’étaient pas considérés comme « raisonnables », parce que la discrimination systémique reposant sur la capacité physique était endémique et parce que les lieux de travail n’étaient pas accessibles.

Les histoires que nous pouvons raconter parlent d’infimes changements, d’améliorations modestes dans certains secteurs restreints, comme le service public fédéral et les banques. Il s’agit d’histoires fort complexes : comment des femmes handicapées continuent d’être rémunérées moins que les femmes en général et que les hommes handicapés; ou comment des autochtones handicapés ou des personnes de couleur qui souffrent d’une invalidité sont invisibles dans ces discussions et sont soustraits à nos analyses. Il y a aussi des histoires de tentatives de modifier le discours public autour de l’invalidité, ou encore de la possibilité d’embaucher avec succès des personnes atteintes d’invalidité en se concentrant davantage sur ce qu’elles peuvent accomplir plutôt que sur ce qu’elles sont incapables de faire.

Les histoires que nous pouvons raconter parlent encore d’hommes et de femmes qui vivent une oppression ou une injustice systémique parce qu’ils ou elles ont souffert d’un handicap. Mais, il y a aussi des histoires de personnes qui, ayant subi une invalidité, ont vu leur vie transformée, ainsi que leur compréhension de la nature du travail et de la façon de l’accomplir. Dans cette communication, nous entrelacerons ces histoires afin de faire ressortir l’héritage que le rapport Abella a laissé aux travailleurs du Canada, en utilisant les diverses formes d’invalidités pour illuster cette tapisserie.

Bio : Deborah Stienstra est professeure d’études des handicaps à l’université du Manitoba. Elle est corédactrice de la revue Making Equality: History of Advocacy and Persons with Disabilities in Canada et principale rédactrice de Women with Disabilities: Accessing Trade. Elle a été titulaire de la Chaire de la Banque Royale en études des handicaps de 2000 à 2003, au Canadian Centre on Disability Studies. Elle a aussi publié des livres et des articles sur les mouvements féministes et les organismes internationaux, le genre et la politique étrangère canadienne, sur l’internet et l’organisation des femmes, et sur la prostitution. Cocommanditaire : L’université du Manitoba, www.umanitoba.ca

Discours-programme sur l’équité
Madame la juge Rosalie Silberman Abella
Le jeudi 28 mai
12 h 15 À 13 h 20
360 édifice Tory

La réception des questions d’équité suivra, dans le hall d’entrée de l’édifice Tory.

Pour de plus amples renseignements, veuillez communiquer avec Malinda S. Smith, vice-présidente, Questions d’équité, Fédération canadienne des sciences humaines, à l’adresse Malinda.smith@ualberta.ca, ou avec Ellen MacIsaac, agente de recherche, Fédération canadienne des sciences humaines, à l’adresse emacissac@fedcan.ca


Le texte suivant n'est pas disponible en français.

Message de Abbie Bakan, REIPP/REPAP coordinator, CPSA Programme Committee, 2009

Dear colleagues,

The new Race, Ethnicity, Indigenous Peoples and Politics/Race, Ethnicité, Peuples Autochtones et Politique (REIPP/REPAP) section will be holding its inaugural sessions at this year's CPSA conference in Ottawa, May 27-29. The event will open at a welcoming dinner on Tuesday, May 26, at the Sweetgrass Aboriginal Bistro, and will be followed by an exiting series of panels and roundtables.

As the President of the CPSA, Miriam Smith, notes in her report:
"The creation of this new section reflects the richness and diversity of the work that is being done by so many colleagues in this subfield, from a broad range of methodological and theoretical standpoints ranging from indigenist and postcolonial analyses to behavioural studies. The popularity of the new conference section is a testimony to the changing priorities of our discipline and, in particular, of the field of Canadian politics."

Note in particular two trends apparent in the forthcoming sessions: the number of papers examining contemporary forms of colonialism and racism from critical perspectives; and the wide range of papers looking at intersections -- between race, ethnicity and indigeneity as well as other modes of
difference, including gender and class.

Included among the participants are both established scholars in the field and newer emerging scholars.

The panels and roundtables are:

(N) Race, Ethnicity, Indigenous Peoples and Politics / Race, ethnicité,
peuples autochtones et politique

I look forward to seeing you at the panels.

Abbie Bakan
REIPP/REPAP coordinator, CPSA Programme Committee, 2009

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Programme (PDF 47KB)

Division N
Race, Ethnicity, Indigenous Peoples and Politics (Abigail Bakan, Chair)

le 27 mai, 9 h :

N1(a): Workshop: 'Race', Racism and Anti-racism as Political Science: Framing and Re-Framing Relationships
Room/Local Southham 520
A/v: powerpoint data projector/rétroprojecteur pour ordinateur

Chair/Présidente: Abigail Bakan (Queen's)

Papers/Communications:

  • Kiera Ladner (Manitoba), Decolonizing the Discipline: Respecting Indigenous Knowledge and Using Indigenist Methodologies
  • William Nelson Jr. (Ohio State), Race, Empowerment and Crisis Management: Black Political Leadership and Hurricane Katrina
  • Malinda Smith (Alberta), Thinking Decoloniality and (Anti)Racism in Political Science
  • Debra Thompson (Toronto), Beyond Racial Exceptionalism: Explaining the Convergence of Mixed-Race Census Categorizations in Canada, the US and Great Britain

Discussant/Commentatrice: Davina Bhandar (Trent)

N1(b): Roundtable: Immigration, Diversity and Inclusion: Case Studies from Ontario Cities
Room/Local Southam 403
A/v: powerpoint data projector/rétroprojecteur pour ordinateur

Chair/Présidente: Caroline Andrew (Ottawa)

Participants:

  • Parveen Nangia (Laurentian)
  • Victoria Esses (UWO)
  • Rich Janzen (Centre for Community Based Research)
  • Erin Tolley (Queen's)

le 27 mai, 11 h :

N2(a): Workshop: Ethnicity and Multiculturalism: Politics, Policy and the State
Room/Local Southam 520
A/v: powerpoint data projector/rétroprojecteur pour ordinateur

Chair/Présidente: Abigail Bakan (Queen's)

Papers/Communications:

  • Yasmeen Abu-Laban (Alberta), Multiculturalism, the State and Political Science
  • Davina Bhandar (Trent), Reframing the Multicultural: A Call from Below
  • Rita Dhamoon (UC Fraser Valley), Multiculturalism, Security and the Regulation of Difference
  • Katherine Smits (Auckland), Negotiating Cultural Claims: Ethnic and Indigenous Multiculturalism and the Discourses of National Identity

Discussant/Commentateur: Richard Johnston (Pennsylvania)

N2(b): Framing Diversity and Rights
Room/Local Southam 403
A/v: powerpoint data projector/rétroprojecteur pour ordinateur

Chair/Président: Paul Kellogg (Trent)

Papers/Communications:

  • Ethel Tungohan (Toronto), 'We Should Matter Too': A Critical Race Analysis of Temporary Labour Migrants' Political Belonging in Canada
  • Delores Mullings (WLU), Shaping a Just Society: Recreating Racism Using Canadian Human Rights Policies
  • Caroline Dick (UWO), Intimate Homicide and the Law of Provocation: Cultural Defences and Meaningful Rights of Exit
  • Jessica Merolli (McMaster), Beyond Words: Adult ESL Education and Social Integration

Discussant/Commentatrice: Lois Harder (Alberta)

le 27 mai, 13 h 45 :

N3(a): Workshop: Indigenous Peoples: Governance, Commissions and Omissions
Room/Local Southam 520
A/v: powerpoint data projector/rétroprojecteur pour ordinateur

Chair/Présidente: Abigail Bakan (Queen's)

Papers/Communications:

  • Kiera Ladner (Manitoba), (RE)creating Good Governance: Renewing Indigenous Peoples and Political Science
  • Cathy Howlett (Griffith), Indigenous Agency and Mineral Development: A Cautionary Note

Discussant/Commentatrice: Joyce Green (Regina)

N3(b): Citizenship Inclusion and Exclusion
Room/Local Southam 403

A/v: powerpoint data projector/rétroprojecteur pour ordinateur

Chair/Président: Daniel Salée (Concordia)

Papers/Communications:

  • Lois Harder (Alberta), National Belonging and the Lost Canadians
  • Dan Freeman-Maloy (York), Decolonization and the United Israel Appeal Federations Canada (UIAFC): Addressing the Basic Tension
  • Susan Haslip (Ottawa) and Victoria Edwards (Department of National Defence), Theory, Policy and Power: Towards Meaningful Recognition and Protection of Aboriginal Cultural Expression

Discussant/Commentatrice: Nadine Changfoot (Trent)

le 27 mai, 15 h 45 :

N4: Workshop: Roundtable: Anti-racism and Transformation: Accommodation, Apology and Reparation in Policy and Practice
Room/Local Southam 520
A/v: powerpoint data projector/rétroprojecteur pour ordinateur

Chair/Présidente: Abigail Bakan (Queen's)

Participants:

  • Kathy Brock (Queen's)
  • Daniel Salée (Concordia)
  • Mohamed Elmasry (Waterloo)
  • Audrey Kobayashi (Queen's)
  • Paul Kershaw (UBC)

le 28 mai, 9 h :

N6(a): Development and Aboriginal Policy: Diverse Views
Room/Local Southam 406

A/v: powerpoint data projector/rétroprojecteur pour ordinateur

Chair/Président: Peter Russell (Toronto)

Papers/Communications:

  • Frances Widdowson (Mount Royal) and Albert Howard (Independent Researcher), Development, Postmodernism and Aboriginal Policy: What Are We Afraid Of?
  • Sandra Tomsons (Winnipeg), Aboriginal Rights and Eurocentric Epistemic Hierarchies

Discussants/Commentateurs: Alan Cairns (Waterloo) and Daniel Salée (Concordia)

N6(b): Multilevel Governance and Policy: Impacts on Immigration
Room/Local Southam 502
A/v: powerpoint data projector/rétroprojecteur pour ordinateur

Chair/Présidente: Donna Patrick (Carleton)

Papers/Communications:

  • Alexandra Dobrowolsky (Saint Mary's), The Intended and Unintended Effects of a New Immigration Strategy: Insights from Nova Scotia's Provincial Nominee Programme
  • Livianna Tossutti (Brock), Canadian Cities and International Migration: Comparing Local Responses to Diversity
  • Davina Bhandar (Trent) and Michael Ma (McMaster), Municipal Responses to Immigration, Integration and Inclusion: Peterborough, Ontario
  • Karen Bird (McMaster) and Jessica Merolli (McMaster), Municipal Responses to Immigration, Integration and Inclusion: Hamilton, Ontario

Discussant/Commentatrice: Shauna Wilton (Alberta)

N6(c): Nations and Nationalism: Ethnic, Civic and Spatial Identities
Room/Local Southam 415

A/v: powerpoint data projector/rétroprojecteur pour ordinateur

Chair/Président: Tim Nieguth (Laurentian)

Papers/Communications:

  • Marie-Eve Desrosiers (Ottawa), Ethno-Nationalism as Good Civic Citizenship: Rwanda, 1959-1990s
  • John Cappucci (Carleton), The Pernicious Path: The Reactionary Nature of Nationalism and the Birth of the Sikh Movement in India
  • Liam Stockdale (McMaster), Discourses of Conflict: Identity, Victimhood and Sovereignty in Kosovo
  • Magdalena Dembinska (McGill), Citizenship and Cultural Diversity: Building Trust, Developing Solidarity and Sharing Power

Discussant/Commentatrice: Allison McCulloch (Queen's)

le 28 mai, 11 h :

N7(a): Land Claims and Law
Room/Local Southam 406
A/v: overhead projector/rétroprojecteur / powerpoint data projector/rétroprojecteur pour ordinateur

Chair/Présidente: Alexandra Dobrowolsky (Saint Mary's)

Papers/Communications:

  • Christa Scholtz (McGill), Indigenous Claimant Cohesion in Australia, Canada, and New Zealand
  • Michael McCrossan (Carleton), Legal Knowledge, Aboriginal Rights and the Demarcation of Territorial and Social Space
  • Mai Nguyen (York), Land Claims The Path Towards Reconciliation: A Look at the Inuvialuit Final Agreement in Canada and the Ngai Tahu Settlement in New Zealand

Discussant/Commentatrice: Caroline Dick (UWO)

N7(b): Ethnicity and Political Behaviour
Room/Local Southam 502
A/v: powerpoint data projector/rétroprojecteur pour ordinateur

Chair/Président: Keith Banting (Queen's)

Papers/Communications:

  • Chris Adams (Winnipeg), Loleen Berdahl (Saskatchewan) and Greg Poelzer (Saskatchewan), On-Reserve Provincial Voting in Manitoba
  • Allison Harell (Queen's), Minority-Majority Relations in Canada: Positive and Negative Contact and Its Consequences for Canadian Democracy
  • Sherry Yu (SFU) and Daniel Ahadi (SFU), Tracing Politics: Canadian 2008 Federal Election in Ethnic Media

Discussant/Commentatrice: Elizabeth Goodyear-Grant (Queen's)

N7(c): Results and Prospects in an Age of Obama: Reflections on Class, Race and Gender (Joint session with the Political Economy Sections)
Room/Local Southam 415

A/v: powerpoint data projector/rétroprojecteur pour ordinateur

Chair/Président: Serge Denis (Ottawa)

Participants:

  • Leo Panitch (York)
  • Eunice Sahle (North Carolina at Chapel Hill)
  • Abigail Bakan (Queen's)
  • William Nelson Jr. (Ohio State)
  • Malinda Smith (Alberta)

le 29 mai, 9 h :

N10(a): Gender, Race and Class: Intersections and Critiques
Room/Local Southam 406

A/v: powerpoint data projector/rétroprojecteur pour ordinateur

Chair/Président: Michael Ma (Independent Researcher)

Papers/Communications:

  • Margaret Little (Queen's), Do-gooder White Feminism's Flaws: The Challenges of White Feminists Training Low-income Aboriginal Women
  • Jennifer Musial (York), Creating a 'Culture of Life': Reproductive Justice, White Fetal Citizenship, and the Colonial American Nation
  • Nisha Nath (Alberta), Mapping Theories and Methodologies: Rediscovering the Potential of Feminist Theories of Intersectionality
  • Joanna Sweet (Carleton), A Matter of Choice?: How the Construction of Muslim Women's Identity Shaped Ontario's Faith-based Arbitration Debates

Discussant/Commentatrice: Carla Lam (Otago)

N10(b): Indigenous Rights: Framing Self-Government
Room/Local Southam 415

A/v: powerpoint data projector/rétroprojecteur pour ordinateur

Chair/Présidente: Allison Harell (Queen's)

Papers/Communications:

  • Chris Alcantara (WLU) and Greg Whitfield (Independent Researcher), Aboriginal Constitutions in Canada
  • Louis Howe (West Georgia), Positive Power, Network Governance, and Canadian Aboriginal Administrative Law
  • Janique Dubois (Toronto), The Boundaries of Self-Government: Learning from the Saskatchewan Experience
  • Gabrielle Slowey (York), Aboriginal Self-determination and Resource Development Activity: Improving Human Security in the Canadian Arctic

Discussant/Commentateur: Martin Papillon (Ottawa)

le 29 mai, 11 hr :

N11(a): Indigenous Cultures and Cultural Contexts
Room/Local Southam 406

A/v: powerpoint data projector/rétroprojecteur pour ordinateur

Chair/Présidente: Eunice Sahle (North Carolina at Chapel Hill)

Papers/Communications:

  • Laura Reidel (WLU), A New Conceptualization of Cultural Rights: The Link Between Culture and Individual Autonomy
  • Joanne Heritz (McMaster), The Failure of Cultural Recognition for the Urban Transition of Aboriginal Peoples in Canada and Travelers in the Republic of Ireland
  • Burke Hendrix (Cornell), Time, Culture, and Social Change: What Future (If Any) For Indigenous Tradition?

Discussant/Commentateur: Dimitrios Panagos (RMC)

N11(b): Apartheid in Comparative Perspective
Room/Local Southam 415

A/v: powerpoint data projector/rétroprojecteur pour ordinateur

Chair/Président: Colin Mooers (Ryerson)

Papers/Communications:

  • Abigail Bakan (Queen's) and Yasmeen Abu-Laban (Alberta), 'Apartheid' Compared?: South Africa and Israel/Palestine
  • Grace-Edward Galabuzi (Ryerson), Understanding Economic Apartheid in the Canadian Context: The Colour of Early 21st Capitalism

Discussant/Commentateur: David MacDonald (Queen's)

le 29 mai, 13 hr 45 :

N12(a): Theory and Strategy: Colonialism, Racism and Accomodation
Room/Local Southam 406
A/v: powerpoint data projector/rétroprojecteur pour ordinateur

Chair/Présidente: Gopika Solanki (Carleton)

Papers/Communications:

  • Daniel Salée (Concordia), Myths and Limits of Interculturalism: For a Critique of the Liberal Humanist Vision of Ethnocultural Diversity Management
  • Jason Michelakos (York), The Caribbean Plantation: Panoptic Slavery and Disciplinary Power

Discussant/Commentatrice: Christina Gabriel (Carleton)

N12(b): Indigenous Rights: Autonomy and Engagement
Room/Local Southam 415

A/v: powerpoint data projector/rétroprojecteur pour ordinateur

Papers/Communications:

  • Yale Belanger (Lethbridge), Gambling on First Nations Participation: An Overview of SEIGA and Barriers to First Nations Engagement
  • Pahi Saikia (McGill), Contesting Divested Territories: Tribal Land Alienation and the Evidence for Violent Mobilization
  • John Douglas Crookshanks (Alberta), Gender and Aboriginal Governance in Edmonton and Winnipeg's Housing Sectors

Discussant/Commentatrice: Margaret Little (Queen's)

le 29 mai, 15 hr 45 :

N13(a): Critical Views on Truth and Reconciliation: the Politics of Residential Schools
Room/Local Southam 406
A/v: powerpoint data projector/rétroprojecteur pour ordinateur

Chair/Président: Scott Matthews (Queen's)

Papers/Communications:

  • Paul Baxter (York), Post-colonial Politics, Truth and Reconciliation, and the Criminal Liability of the State
  • Nadine Changfoot (Trent), Indian Residential Schools Truth and Reconciliation Commission: Whose Truth? Whose Reconciliation?
  • Matt James (Victoria), Uncomfortable Comparisons: The Canadian Truth and Reconciliation Commission in International Context

Discussant/Commentateur: Claude Denis (Ottawa)

N13(b): National Minorities and Nationalizing States: A Comparative Perspective
Room/Local Southam 415
A/v: powerpoint data projector/rétroprojecteur pour ordinateur

Chair/Président: Jean-Michel De Waele (Libre de Bruxelles)

Papers/Communications:

  • Sharon Weinblum (Libre de Bruxelles), Minorities' Political Mobilization in a Nationalizing State: the Case of the Arab Minority in Israel
  • Julien Danero (Libre de Bruxelles), National Minorities in Moldova: Legality and Reality
  • Magdalena Dembinska (McGill), Identity and Instrumentality: East European Minorities' Strategic Adjustments

Discussant/Commentateur: Jean-Michel De Waele (Libre de Bruxelles)

N13(c): Indigenous Women, Rights and Globalization: A Panel of Indigenous Women Scholars
Room/Local Southam 318